Le tronçon de départ est commun avec le chemin de St-Jacques de Compostelle, je partage donc la route avec de nombreux randonneurs pédestres.
Mais ensuite, c'est un tracé en pleine forêt qui nous est proposé, nous sommes dans le massif des Cévennes et du coup, aucun fléchage autorisé, inutile de dire que j'ai fait quelques kilomètres en trop à chercher ma route
On approche de 13h00, je rencontre enfin un village ((Le Giraldes de mémoire), et le guide indique un gîté, super, je vais pouvoir manger ... Ben non, en fait c'est une chambre d'hôtes, donc il ne font le repas du midi que si je dors sur place.... mince.... Devant ma mine dépitée (et mon désarroi car d'après les cartes, y'a aucun autre point pour se ravitailler avant quelques heures de route), la gérante me prépare un petit truc sur le pouce, ce fut succulent !!!
Bon, un coup d'oeil sur les cartes, allez, on repart tranquillement, je croise différents habitants :
Un Auroch... je comprends mieux maintenant la chanson de Brassens...
Stop ! Pied à terre, convoi exceptionnel
Cette petite trace noire, c'est une colonne de fourmis Et ensuite, c'est un cervidé que je dérange dans un sous-bois
Décidemment, je n'ai jamais croisé autant de monde sur une journée Bon allez, il est 16h00, il a fait très chaud aujourd'hui et je suis heureux d'avoir quelques litres d'eau avec moi.
J'appelle le gîte pour leur demander des précisions sur leur localisation car je ne les trouve pas sur la fiche que j'ai sous les yeux. Et pour cause, le gîte est en fiche #22 et non pas en fiche #20, mais qu'est ce que j'ai foutu ???
Bon, ben allez, courage, j'en suis à peine à la moitié et mon gîte est en haut du Mont Lozère (je suis à 900m d'altitude quand j'appelle le gîte qui lui se trouve à 1.500m...)
Le trajet qui suit est technique mais je n'en profite pas, je fonce (dangereux...) mais quelques kilomètres plus tard, mon rythme est bien ralenti, je suis perdu, je ne sais plus où je suis... heureusement qu'un élevage de vaches passe avec leur propriétaire pour me remettre sur le bon chemin (visiblement, à la lecture d'autres blogs, je ne suis pas le seul à m'être planté sur cette portion)
L'heure tourne, il fait toujours aussi chaud et j'ai fini les 2 litres d'eau que j'avais emportés...
Allez, comme si ça ne suffisait pas, une crevaison pas loin de la fameuse croix de Maitre Vidal, c'est pas parce que je suis à la bourre qu'il ne faut pas prendre quelques clichés en souvenir....
Une réparation plus tard et quelques kilomètres plus loin, j'arrive enfin au Col de Finiels où se trouve mon gîte, il est 20h45, je suis deshydraté et à deux doigts de l'hypoglycémie. Je dévore le repas du soir et les pichets d'eau se succèdent sur ma table.... On ne m'y reprendra pas à deux fois, se tromper de la sorte sur une étape, c'est fatal....
Bon, positivons, du coup la journée de demain sera cool car j'en ai déjà fait une bonne partie (mon gîte se trouve sur la fiche 25) et la fiche 22 est presque terminée...